Roger Duchet, Maire de Beaune (de 1932 à 1944), Conseiller Général et Sénateur de la Côte d'Or, constatant et déplorant la division des forces de droite, eut le mérite de comprendre qu'il était indispensable pour les hommes de droite de s'organiser en une seule formation, indépendante de tout parti politique.
Deux hommes politiques chevronnés, entourés d'un respect unanime, René Coty et Jean Boivin-Champeau, saisirent aussitôt la valeur de l'idée lancée par le Sénateur-maire de Beaune. C'est ainsi, qu'après la création pendant l'été 1948 de plusieurs centres départementaux, fut fondé le 6 janvier 1949, sous leur triple signature : le Centre National des Indépendants. 
Après de nombreuses difficultés et à travers mille embûches, grâce à l'appui que lui accordèrent des hommes les plus respectés, au premier rang desquels Antoine Pinay, les candidats du CNI obtinrent 21% des voix aux cantonales de 1951, réussissant à s'imposer comme la seule formation politique modérée susceptible de tenir tête aux grands partis traditionnels. Après des mois et des mois de négociations délicates, le Parti Paysan de Paul Antier fusionna avec les Indépendants, le CNI devenait CNIP (Centre National des Indépendants et Paysans).
> LE CNI ET LA VEME REPUBLIQUE
Lors de la crise survenue à Alger en Mai 1958, Antoine Pinay, accompagné d'Henri Yrissou, se rendit auprès du Général de Gaulle qui leur tint un langage qui amena les Indépendants, défenseurs convaincus du maintien de l'Algérie dans la France et partisans d'une nouvelle Constitution, à soutenir l'arrivée au pouvoir du Général le mois suivant et à approuver en Septembre la Constitution de la Ve République (dont Paul Reynaud, C.N.I., avait présidé le Comité préparatoire qui adopta le projet préparé par Michel Debré).
Aux élections de Novembre 1958 le C.N.I. obtenait un grand succès et comptait dans la première Assemblée de la Ve République 118 députés devenant le deuxième parti de France derrière l'U.N.R. gaulliste (209 élus). Au Sénat, les Indépendants devenaient le groupe le plus nombreux. Dans les conseils généraux au début des années 60, on comptait 1 049 élus indépendants et divers droite, 707 radicaux, 538 socialistes, 287 R.P., 205 U.N.R. et 102 communistes …